Deux mois, ou plus, je sais plus exactement. Un peu comme si j'essayais désespérément de me souvenir de ce jour. Je voudrais oublier mais c'est plus fort que moi, je parle de lui et plus que tout j'y pense... chaque jour. Je me rends meme pas vraiment compte et parfois je pars. Oh bien sur le retour est douloureux mais enfin on s'habitue a cette douleur, toujours la meme chose. Et j'essaye de me convaincre que je suis heureuse comme ça, que j'ai pas vraiment besoin de lui, que d'ailleurs j'en ai jamais eu besoin, mais parfois l'envie est un peu trop forte. l'envie? Envie de me blottir au creux de ses bras, ou de le voir simplement encore une fois comme avant. Avant tout ça. Ca serait pourtant tellement s i mple de tous lui expliquer, mais pourquoi? Pour qu'il ait pitié? Qu'il soit indulgent? Je ne veux ni pitié, ni indulgence! C'est son amour que je réclame. Alors en attendant je pense, parfois trop. Je me surprends a me retourner dans la rue, dans cette rue, dans l'espoir qu'il soit là. Mais il n'est pas là, logique. La logique n'a rien avoir avec ça. Il faut juste s'habituer au fait qu'il n'est plus là. Ca fait deux mois déja, et j'apréhende les suivants.